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#PostEnVrac « "Laisse-le pleurer" : sûrement pas ! », ma réponse.

On lit de tout et de rien sur Internet, et ce qui est génial avec ce média, c'est que n'importe qui peut donner son avis, moi y compris. Ce post parlera principalement… d'éducation. Un domaine où je n'ai pas les connaissances scientifiques, mais simplement du vécu. Bonne lecture :)

Voici donc le commentaire que j'ai posté sur cet article:

Bonjour,

Tout d'abord, je tiens à le dire : j'ai 22 ans à l'heure où j'écris ce message, et je n'ai pas encore d'enfant. Mais avant de dire que je ne peux pas parler en connaissance de cause, laissez-moi vous apporter mon point du vue.

Cet article me laisse perplexe.

Je suis d'accord avec le fait que les pleurs sont le seul moyen du nourrisson pour s'exprimer et que si un bébé pleure (j'ai oublié ce mot dans le commentaire, oups), c'est qu'il y a forcément une raison. Je suis d'accord, et ouvert à la proposition de nouvelles méthodes d'éducation si cela est fait pour le bien de nos enfants.

Cependant, certaines choses me chagrinent dans tout ce qui est dit ici. Tout d'abord, je trouve que le ton de cet article moralisateur et laisse sous-entendre que vous détenez le Saint-Graal en matière d'éducation. Je n'ai pas encore lu les autres articles de ce blog, mais j'espère qu'il n'en est pas de même… Ça se ressent d'autant plus quand on lit vos réponses aux commentaires allant à l'encontre de vos propos (et je ne serais pas surpris d'avoir le même genre de commentaires par ailleurs, mais qu'importe). Or, on ne peut pas réfuter les méthodes d'éducation strictes qui ont fait leurs preuves pendant des siècles et qui ont fait que nos ancêtres (pour la plupart d'entre eux) étaient des gens respectueux d'autrui, le respect étant une valeur qui s'est beaucoup perdue aujourd'hui… En d'autres termes, cet article me laisse un arrière-goût de condescendance alors que personne ne peut prétendre avoir un savoir absolu sur un sujet donné. Ni vous, ni moi. L'histoire l'a prouvé plusieurs fois par le passé, quand les théories (physiques, psychologiques, etc.) ont été réfutées, à plusieurs reprises pour certaines.

Ça c'est pour la forme. Pour le fond, il y a un de vos arguments avec lequel je ne suis pas d'accord : quand vous dites que laisser pleurer un enfant, c'est lui apprendre le désespoir (et que du coup, ce n'est pas bien). J'ai lu dans un commentaire que ça lui apprenait aussi la patience. Je suis d'accord sur le fait que laisser un bébé pleurer lui apprend ces deux choses-là… mais la vie est faite ainsi ! L'éducation s'apprend dès le plus jeune âge, avec les frustrations les plus élémentaires, et je suis persuadé que si on accourt à chaque fois qu'un bébé pleure pour le réconforter, de manière systématique et automatique, l'enfant comprendra que c'est un moyen d'obtenir ce qu'il souhaite. Un bébé n'a peut-être pas les capacités de s'exprimer comme nous adultes, mais il a déjà un cerveau qui fonctionne très bien, et je trouve que cet article donne une très mauvaise vision du bébé, comme un être sans défense et entièrement dépendant de ses parents. L'enfant doit rester à sa place d'enfant, et les parents à leur place de parents et non devenir des esclaves de leurs enfants. N'inversons pas les rôles, l'époque de l'enfant-roi, c'est révolu, et on a suffisamment vu que cette méthode n'a pas donné que des bons résultats. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, nous vivons dans un monde où il faut tout avoir tout de suite (il n'y a pas que l'éducation qui est responsable de ce phénomène), et où les jeunes manquent de plus en plus de respect à l'autorité et à leurs supérieurs. Pourquoi ? Parce qu'on leur donne tout, parce que pour eux, l'autorité leur est complètement égale, et le respect est une valeur (qui pour moi est très importante) qu'ils n'ont pas appris à connaître.

Ici, j'extrapole et j'emploie volontairement des termes forts mais je préfère prendre les devants sur les futurs commentaires. Ne me faites donc pas dire ce que je n'ai pas dit : je ne suis pas pour laisser un enfant pleurer à chaque fois, un enfant a besoin du réconfort de ses parents, mais je suis contre le fait de devoir répondre présent et se précipiter pour aller le réconforter à chaque pleurs.

J'ai moi-même été éduqué comme cela, et même si cela peut me causer des problèmes psychologiques ou des traumatismes (comme j'ai pu le lire dans les commentaires), je ne suis pas mécontent d'avoir été élevé de cette façon. Car c'est ce qui a fait de moi, ce que je suis aujourd'hui, ayant consience des valeurs de l'Homme, sachant m'armer de patience quand c'est nécessaire, ne pas me pleindre constamment dès que quelque chose ne va pas pour suciter le réconfort autour de moi. Je suis peut-être de la vieille école sur ce plan, mais je ne pense pas me tromper quand j'affirme qu'aujourd'hui, on a beaucoup plus d'enfants "à problèmes" qu'il y a 30 ou 40 ans.

Pour moi la théorie de l'accompagnement bienveillant part d'une excellente intention. Mais cette théorie est encore jeune, et possède des bordures relativement floues avec l'éducation laxiste. Cette théorie sera certainement approfondie, améliorée et retravaillée dans le futur. Pour moi, elle devrait se constituer comme un juste milieu entre ce qu'elle souhaite accomplir (l'accompagnement dans le développement de l'enfant), et l'institution des valeurs et des difficultés de la vie, comme nous l'a appris notre éducation "vieille école".

Je m'arrête ici, car je pourrais encore en dire beaucoup.

Christopher.

PS : épargnez-moi les "prouvés scientifiquement", car c'est très simple de se cacher derrière (mince alors, encore un mot que j'ai oublié) des théories scientifiques (les publicités à la télé le font très bien), ou alors apportez-moi une source sérieuse et vérifiable… qui ne soit pas trop vieille. D'ailleurs, combien d'enfants ont dû subir des examens à répétitions pour en arriver à ces raisonnements ? Car les neuro-sciences ne s'appuient pas uniquement sur des études comportementalistes, je suppose qu'il doit y avoir des batteries de tests impliquant électro-encéphalogrammes et autres… Sinon, il n'y aurait pas "neuro" dans le nom de cette discipline. Épargnez-moi également les "personne n'est parfait" dans vos contre-arguments qui défendront la théorie de l'accompagnement bienveillant, car d'une, je sais bien que personne n'est parfait, moi le premier, et de deux, ça serait prouver que vous-même n'arriviez pas à appliquer ce principe à la lettre… ce qui peut prouver qu'il y a des failles non, pour un principe d'éducation qui se dit être la solution à une éducation idéale ?

Rédigé le .

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