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#Musique Je rêve d'un M.A.O. …

Aujourd'hui, faire de la musique, ça coûte cher, il faut acheter les instruments, un peu de matos de sono pour pouvoir enregistrer tout ça chez soi, et en plus acheter les logiciels de M.A.O. S'il y a bien un domaine ou le logiciel libre n'a pas vraiment mis les pieds, ce sont les logiciels de composition musicale. Il en existe bien quelques uns… mais ce ne sont pas des références en la matière.

Je pense sincèrement qu'il peut y avoir beaucoup d'innovations en matière de logiciel de composition musicale. Jusqu'à maintenant, les meilleures références étant Cubase, ProTools, Ableton, FL Studio, … mais à l'heure du cloud, du tout connecté, et des web-applications (webapps), il est étonnant que les éditeurs de logiciels ne se soient pas encore intéressés au monde du web.

En réalité, ce n'est pas encore si étonnant, puisque les technologies Audio dans le web sont encore jeunes, et donc expérimentales. Le W3C n'a pas fini de standardiser les API webs (Audio, Midi, …) pour exploiter les cartes sons de nos PC. Et pourtant, il suffit que les navigateurs web s'y mettent pour que tout cela change.

Alors si un développeur motivé passe par là et me lit, voici quels sont les attentes d'un compositeur lambda :

  1. Un logiciel gratuit ET ergonomique. Souvent les logiciels libres ne sont pas des flèches en matière d'interface graphique, mais à l'ère du tout-connecté et disponible gratuitement, il n'y a pas de raison pour qu'un futur logiciel de M.A.O. échappe à la règle. De plus, le web exige de plus en plus de travaux sur l'accessibilité et l'ergonomie, donc il doit bien y avoir moyen de travailler sur une appli web simple à comprendre et à utiliser (pour ma part, je trouve qu'Ableton est une référence en matière d'ergonomie, comparé à d'autres logiciels, mais cette remarque est subjective). Enfin, une application d'une telle qualité telle que je l'imagine devrait bien évidemment être récompensé. Il pourrait donc adopter un modèle économique, soit financé par la publicité, soit par les dons (ou bien les deux), cela fonctionne très bien pour les organismes comme Mozilla ou Wikipedia. Attention, il serait dommage d'imposer des limitations aux utilisateurs comme « si tu ne paies pas, t'as pas le droit d'avoir plus de 10 projets », ou alors « tu es obligé de partager toutes tes musiques publiquement ». Ce n'est pas le souhait d'un compositeur qui souhaite obtenir un service gratuit.
  2. Une puissance de calcul développée côté serveur. On peut imaginer que tous les calculs audio de mixage soient faits du côté du serveur, afin de décharger les pauvres petites machines clientes que nous possédons tous. Par ailleurs, écouter un stream audio depuis une page web, on sait déjà le faire. Reste cependant la question de la latence et des buffers dans cette situation, mais des ingénieurs trouveront bien un moyen d'optimiser tout cela, et d'ailleurs à l'heure actuelle, il est possible d'animer une émission avec des animateurs répartis aux quatre coins de la France, tout cela en direct, sans latence et avec une qualité maximale.
  3. Le modèle du Cloud. Comme partout maintenant, on peut retrouver nos fichiers n'importe où n'importe quand, grâce à Internet et à nos smartphones. Très souvent, il m'arrive d'avoir une mélodie en tête, à un moment où je n'ai pas mon ordinateur allumé à portée de main. Il existe bien des applications pour composer sur son smartphone, mais on est loin d'avoir la qualité attendue, et de toute manière, il faut retranscrire la mélodie qui se trouve sur le téléphone sur un ordinateur après. Ou, a contrario, on finit par l'oublier. Quoi de mieux que le Cloud pour stocker nos idées et les retrouver partout ? Ça aussi, les développeurs savent très bien le faire.
  4. Partage de projets. Tant qu'on est dans le web, pourquoi ne pas faire profiter de nos compositions à tout le monde ? Chaque compositeur pourrait avoir 3 espaces :
    • Un espace public : là où le compositeur pourrait déposer des musiques qu'il souhaite mettre à disposition librement aux autres. La plateforme pourrait devenir un formidable répertoire de musique libre (pratique pour les éditeurs de vidéos par exemple)
    • Un espace protégé : où le compositeur souhaite partager ses compositions tout en conservant ses droits d'auteurs.
    • Un espace privé : où le compositeur pourra s'en donner à cœur joie pour écrire de nouvelles partitions autant qu'il le souhaite.
  5. L'édition collaborative. Voilà une fonctionnalité qui, il me semble, existe encore nulle part : pouvoir travailler à plusieurs sur le même projet musical. À l'image des applications de Google Drive, plusieurs contributeurs pourraient travailler sur le même projet musical. Voilà une fonctionnalité qui aurait pu me rendre un fier service dans plusieurs situations.
  6. Une compatibilité avec les plugins DSP/VST. Évidemment, les compositeurs qui ont l'habitude des logiciels de M.A.O. ont aussi l'habitude d'utiliser leurs plugins. Il faudra donc qu'une telle appli de M.A.O. en ligne permette au compositeur d'utiliser ses plugins, ou d'en proposer des similaires (tout en sachant que certains d'entre eux sont très très élaborés).
  7. L'interaction avec le matériel. Voilà un point plus délicat étant donné que le matériel musical peut parfois être très spécifique. Même s'il existe des normes de communication (Midi, cartes sons virtuelles, …) qui pourront bientôt être utilisées par les navigateurs web, l'application de M.A.O. peut vite devenir une usine à gaz, ce qui ne serait pas souhaitable non plus.
  8. Toutes les qualités d'un bon logiciel de M.A.O. Routing (carte sons multiples et side-chaining), effets sonores, mixage, séquenceur, gestions par pistes, automation, quelques notions de solfèges, … Tout cela doit bien sûr faire parti de cette application.

Évidemment, une telle application ferait de l'ombre à des solutions qui fonctionnent déjà très bien. Pour éviter que la concurrence ne soit trop déloyale, on pourrait peut-être imaginer un abonnement payant à moins de 20€ par mois (ce qui serait un peu déplaisant puisque le but étant de réduire les coûts), cependant, la concurrence peut très bien se rabattre sur des applications web également, ou compter sur la vente de matériel qui elle, sera toujours payante.

À bon entendeur !

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